#EP2 – Les loups s’imaginent…

Il y a une chose, parmi tant d’autres, qui est super-méga importante au cinéma ; c’est le décor. Avant maintenant, j’y avais jamais vraiment réfléchi. Imaginez.

Vous êtes tranquillement installé dans votre canapé, une limonade dans une main, la télécommande de la télévision dans l’autre et vous regardez un film dont l’histoire se déroule au 19ème siècle. Les Misérables, par exemple. A un moment donné, on voit Cosette qui passe le balai (parce qu’elle est retenue par les méchants Thénardier) et derrière elle, on aperçoit une prise électrique du 21ème siècle. Alors, dans un premier temps on se dit : « Mais bien sûr, elle irait quand même plus vite avec un aspirateur ! », jusqu’à ce que les neurones se connectent enfin et qu’on réalise que là, niveau anachronisme, on est pas mal.

C’est à tous ces détails que les Loups Blancs devront prêter attention pendant le tournage de leur film. Mais, bien avant cela, il y a un moment crucial qui doit se jouer : la recherche et la visite des décors. Et figurez vous que ce moment s’est déroulé il y a quelques temps, tout près d’ici…

Il était dix heures passées. C’était une belle journée d’avril qui nous ouvrait ses bras et pourtant, on ne se doutait pas encore qu’elle finirait bien mieux qu’elle n’avait commencé.

Grâce à un ami des Loups Blancs nommé David Bigaud, nous avions deux rendez-vous dans la journée. Le premier endroit où nous nous sommes rendus s’appelle Le Moulin Garnier; c’est une agréable maison de chambres d’hôtes située dans un verdoyant paysage, à Vernou-sur-Brenne. Une ambiance reposante émanait du lieu, mais allaient-ils pour autant y trouver leur bonheur ?

Nous avons commencé la visite par l’intérieur en montant un bel escalier en bois qui craquait sous nos pas lourds. Tout était ravissant et très soigné mais pourtant, les Loups n’étaient pas convaincus. Malgré une belle lumière blanche, l’atmosphère voulue n’était pas au rendez-vous ; les pièces et les meubles autour de nous étaient encastrés dans un présent immuable. Dans leurs têtes, l’histoire ne parvenait pas à se frayer un chemin entre ces murs.

Nous avons donc poursuivi la visite dehors.

Là, les esprits se sentaient mieux et se libérèrent. On commençait à imaginer en montrant du doigt : « J’vois bien ici, la gamine sauter avec des bottes…». Puis on tourne, on vire et on revient sur nos pas à la recherche des meilleurs points de vue. Pendant la visite de l’immense jardin, autour du plan d’eau agité par le ruisseau qui vient s’y jeter, une plaisante odeur d’herbe tondue nous accompagne.

Mais ici encore, certains éléments sont contraignants ; notamment le TGV qui ne passe pas loin et qui le fait savoir. De la même façon, au moment du tournage, le moulin hébergera plusieurs clients et il serait très délicat de les empêcher de profiter du lieu de leurs vacances.

Je crois que les Loups Blancs attendaient beaucoup de cette journée. Heureusement, elle n’était pas terminée ; un émerveillement inespéré les attendait, un tout petit peu plus loin de là…

Le journal d’Anaïs Andos

à vendredi prochain…

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