Ep11 – Story-board, barbecue et bougie parfumée

Stressé ? Le Loup Blanc ? Non ! Enfin, peut-être un poil, de temps en temps. Disons qu’à deux semaines du début du tournage, les émotions sont quand même un peu plus décuplées que d’habitude dans la tête des Loups.

Il y a un milliard de choses (environ) auxquelles il faut penser pour que tout se déroule bien le mois M (quoi ? On dit bien le jour J). Je vous avais déjà parlé, il y a quelques temps, du plan de travail. Eh bien sa deuxième version vient d’être validée ! Cet outil est bel et bien essentiel sur place puisqu’il permet de connaître les heures d’arrivée des techniciens ou encore l’heure des repas par exemple. Et les repas, c’est important. Saviez-vous que, lorsqu’il fait beau, le Loup Blanc aime se nourrir de gibier grillé au barbecue ? (Si vous avez en tête un vrai loup tenant une saucisse au bout d’une fourchette, alors ma mission est réussie.)

Le temps est aussi aux contrats à signer, aux autorisations de tournage ou encore au dépouillement. Mais qu’est-ce que le dépouillement ? Alors non, ça n’a rien à voir avec l’action de se mettre tout nu, ni avec le processus de décachetage d’enveloppe permettant de savoir le nom de l’heureux élu. Dans le monde du cinéma, le dépouillement consiste à relire le scénario, page après page, afin de connaître précisément les accessoires nécessaires à chaque scène. Par exemple, c’est savoir qu’à tel moment, dans le tournage de telle scène, les acteurs auront besoin d’une bougie parfumée au pamplemousse. Par exemple.

Alors qu’Adèle se charge de cet énorme travail, Corentin tente de garder un orteil dans la réalité en se chargeant notamment du montage des autres projets en cours. Car oui, même lorsqu’un long-métrage est en route, les Loups Blancs n’arrêtent jamais leur course folle aux mille et un projets. L’autre grand rôle de Corentin ces temps-ci, c’est de redessiner les croquis d’Alex pour obtenir les vignettes de ce qu’on appelle le story-board. J’avais déjà entendu ce mot avant, mais je ne m’étais jamais posée la question de savoir, précisément, ce que c’était. Maintenant qu’un Loup Blanc a éclairé ma lanterne, je peux vous raconter… Le story-board est un mot anglais puisqu’il a été inventé aux États-Unis, au début du 20ème siècle. Présenté sous la forme d’une page A4 avec quatre vignettes, il a pour mission de planifier le tournage tout en simplifiant la compréhension pour toute l’équipe du film. Le story-board de « Près de moi » est réalisé en pré-production en ce moment-même et, si les Loups l’utilisent, c’est pour son aspect visuel très avantageux. En fait, c’est un peu comme une bande-dessinée ; chaque vignette est composée d’un dessin, lui-même accompagné d’une phrase décrivant l’action. On peut aussi y noter la focale voulue, pour savoir déjà de quelle optique on va avoir besoin.

Hop, le cours de cinéma est terminé, vous pouvez ranger vos cahiers. Vous pouvez aussi souhaiter bon courage aux Loups Blancs car il y a une vignette par plan à faire… ! Autant dire que ça ne laisse pas beaucoup de temps pour les barbecues. Mais tant pis, l’ambiance est bonne dans la meute. Tous les Loups ont très hâte de commencer à tourner ! Il y a un peu de stress dans l’air oui, mais surtout beaucoup de dynamisme, de joie et de concentration. Bref, c’est ce beau mélange d’émotions qui rythme leurs journées… C’est le calme avant l’effervescence, le bouillonnement avant l’explosion, la concentration avant le plongeon.

Le journal d’Anaïs Andos

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