Ep14 – Le début d’un rêve éveillé.

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Par où pourrais-je bien commencer cette histoire… ? Ou plutôt, comment raconter tout ce que j’ai vu cette semaine en un tout petit épisode ? Il va falloir que j’enfile ma cape de super héros si je veux réussir à condenser ici toutes les émotions, impressions, sensations et autres mots en « sions » qui m’ont traversé, ces derniers jours, le corps et l’esprit.

Plus cette aventure avance et plus elle m’entraîne dans un passionnant tourbillon que je n’ai pas envie de quitter. Les rencontres, les découvertes et l’apprentissage du monde du cinéma ne sont que la partie visible de l’iceberg. De l’autre côté, il y a…de la glace. Haha. Non, de l’autre côté se cache tout ce qui n’est pas dit, ce que l’on ressent très fort, tous ces moments qui nous touchent et s’inscrivent en nous durablement.

Le tournage du film a commencé lundi matin au château de Jallanges. Alors que la première semaine est (déjà) sur le point de s’achever, je voudrais essayer de vous raconter l’ambiance excitante dans laquelle je suis plongée. Assister au tournage du long-métrage des Loups Blancs, c’est vivre dans un petit monde à part. Tous les jours, on côtoie les mêmes personnes et, très souvent aussi, on en rencontre de nouvelles. On apprend à mieux se connaître autour d’un quotidien dont on ne se lasse pas. Lorsque la journée débute, que ce soit à 8h30 ou 21h45, on commence par le déchargement et l’installation du matériel. Sous le grand chapiteau qui nous sert de camp de base, tout le monde a sa place. Stéphanie a son emplacement maquillage, tout près de Nicolas qui s’occupe du son. A quelques pas de là, cachée derrière son ordinateur et sa caméra, Léa prépare la prochaine vidéo du making-of. Là bas, il y a le coin costumes et de l’autre côté, il y a bien sûr Patrick, le régisseur à la bonne humeur contagieuse. Souvent accompagné d’Adèle, Patrick prend soin de tout le monde, il écoute les besoins des uns et des autres et s’occupe de la régie. Et la régie, messieurs dames, est la table la plus importante qui soit : c’est celle où sont posés le thé, le café, les fruits, les gâteaux et les bonbons. Et on ne rigole pas, avec les bonbons.

Après ce moment d’installation, aucune journée ne se ressemble. A chaque fois, on prend plaisir à se perdre complètement dans l’espace et le temps. C’est comme si toute l’équipe voyageait dans un bus magique, nous emmenant sur des terres inconnues où tout reste à créer. Un jour, on s’égare dans une verte campagne, sur des routes dont on ne voit jamais le bout. Grâce à un drone, on filme une vieille voiture qui s’enfuit vers le soleil couchant. Le lendemain, on attend que la lune se lève et que les étoiles viennent la chatouiller pour rendre réel un nouveau morceau de l’histoire.

Quelle chance. Emmitouflée dans mon pull, assise sur une chaise de réalisateur, je suis perdue dans mes pensées… Tout à l’heure, nous étions tous à table, discutant de tout et de rien dans une atmosphère bienveillante, face à un ciel aux mille et une nuances de rose. Maintenant, il fait froid parce qu’il est environ 1h du matin. Les projecteurs éclairent fort. J’entends les répliques des acteurs et je vois Alex filmer, tandis que Geoffroy et Coco sont en train de réaliser des effets hyper spéciaux. Je souris. Tout autour de nous, il fait nuit. J’essaye d’imaginer ce que l’on voit depuis les étoiles : une petite tâche blanche autour de laquelle des silhouettes s’agitent, créent, vivent et papillonnent.

Participer à ce tournage est une chance inouïe, c’est comme être dans une bulle : entre ciel et terre, on ne sait jamais trop si l’on rêve… Ce qui est sûr, c’est qu’Alex, lui, il rêve.

Le journal d’Anaïs Andos

à vendredi prochain

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