Episode 19 – Une pause s’impose.

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Raconter le tournage de « Près de moi »… On pourrait croire comme ça, mais non, ce n’est pas une mince affaire que m’ont confiée là les Loups Blancs. C’est une mission que j’ai acceptée avec un immense plaisir et c’est pourquoi j’essaye, chaque vendredi, de faire au mieux. Mais voilà, je ne suis pas certaine d’être parvenue à dépeindre suffisamment le gigantesque travail qu’ils ont accompli depuis des mois. A vrai dire, je ne suis pas sûre d’en être totalement consciente moi-même.

Ce dont j’ai pu me rendre compte, c’est que sur un tournage de cette taille, chaque personne compte. Tout le monde a un rôle essentiel à jouer pour mener à bien le projet. C’est pourquoi, en ces temps de fatigue physique et morale intense, tout le monde s’efforce à faire des efforts. Bien sûr, tout n’est pas tout rose dans la grande aventure du long-métrage. Mais qui a dit que ce serait facile ? J’en ai vu et lu des histoires, et je peux vous dire qu’avant de « vivre heureux et avoir beaucoup d’enfants » ou « vivre heureux et aller à Cannes » (comme on veut), il faut forcément passer par des chemins difficiles faits d’embûches. Qu’il s’agisse de manger une pomme empoisonnée, d’être endormie pendant 100 ans ou encore de se faire voler sa voix par une sorcière-poulpe des mers, il y a toujours quelque chose. Toujours.

Mais en ce qui nous concerne, rien d’aussi grave, je vous rassure. Les fruits (enfin les bonbons) que nous mangeons sur place sont très digestes. Et si quelques siestes sont parfois inévitables, elles ne durent jamais très longtemps. Mine de rien, ça fait quand même six semaines que le tournage a commencé ! C’est à dire 40 jours, 960 heures et 57600 minutes. Ou 1.464310249 mois lunaire sidéral, pour être plus précise. Du coup, vu sous cet angle, tout s’explique. Et notamment la fatigue.

Pourtant, il y a deux personnes qui m’épatent et continuent de faire rayonner le projet par leur présence et leur bienveillance sans faille. Je n’ai pas beaucoup parlé d’eux jusqu’à maintenant et c’est, ma foi, très regrettable. Pour continuer avec la métaphore des dessins animés, j’aurais voulu les comparer à un couple inséparable comme Timon et Pumba, Fred et Barney ou Samy et Scooby-Doo… Mais je n’ai pas trouvé le duo idéal. Il faut dire qu’ils forment d’ores et déjà un duo unique. Bref, c’est Geoffroy et Corentin, Geo et Coco. Respectivement « Assistant réalisateur » et « Best boy », je les vois comme ces amis qu’un héros a forcément à ses côtés. Ils sont comme Sam qui aide Frodon à la fin du Seigneur des Anneaux. Depuis longtemps, Alex (que je compare donc à Frodon si vous avez bien suivi) partage avec eux son envie, sa passion et ses espoirs. Aujourd’hui, alors que la fatigue se fait ressentir, ils le soutiennent toujours plus et de toute leur force. Être à l’écoute, régler la lumière, le décor, prendre soin des comédiens, aller chercher du matériel, filmer, faire de la figuration (oui, vous les verrez tous les deux et ils seront très beaux), faire des sauvegardes, faire le plan de travail, préparer les feuilles de service, veiller à recharger les batteries, porter et déplacer le matériel, aider Nicolas au son, faire le clap, j’en passe et des meilleures. On pourrait les appeler « Les indispensables » ! Ah non, je ne dis pas que les autres ne le sont pas, surtout pas. Mais l’attitude de Geo et Coco est particulièrement belle, fidèle et remarquable.

Lorsque le dernier clap de « Près de moi » aura résonné, toute l’équipe gagnera le droit de faire un gros dodo. Pas autant que la Belle au Bois Dormant parce que ça ferait un peu long, mais quand même. Alors quelle est la suite du programme en attendant ce moment tant mérité ? La semaine prochaine fera office de pause, pour laisser place ensuite à quelques « retakes » qui s’imposent. Du coup, je dois vous annoncer qu’il n’y aura pas d’épisode vendredi prochain. Eh oui, pas de tournage, pas d’épisode. Pas d’épisode, … pas d’épisode. Je sais c’est triste, mais les Loups Blancs et le Monde de mes mots se retrouveront le 25 septembre, pour l’ultime épisode concernant le tournage.

En attendant, envoyez toutes vos bonnes ondes pour que l’aventure se poursuive comme elle a si bien commencé. Et rappelons-nous : Si je ne suis pas trop vieille pour accrocher des étoiles phosphorescentes au dessus de mon lit, alors Alex Guéry n’est pas trop jeune pour réaliser un beau long-métrage.

 

Le journal d’Anaïs Andos

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