Episode 21 – Rêveries d’automne.

Épisode vingt et un, à écouter en musique. Le premier bout du rêve est palpable. Je parle de « rêve » tant qu’il est encore temps car il sera bientôt réalité et il faudra alors trouver un autre mot pour en parler. Mais nous n’y sommes pas encore. Aujourd’hui, on est au cœur de cette phase de transition, précise et floue à la fois. Entre le tournage et la diffusion, entre l’été et l’hiver, entre le rêve d’enfant et l’avenir plein de surprises…

A l’heure qu’il est, le tournage est presque fini. L’équipe en profite pour se retrousser les manches car il y a encore mille choses à faire avant que ne démarre vraiment la post-production. Dans l’ombre d’un bureau, à la lueur d’une petite lumière, chaque Loup Blanc est à sa place. Devant un mur couvert de récompenses, Alex est assis face à deux écrans lumineux. Les bandes originales de films passent et repassent ; apportant avec elles l’apaisement et la concentration nécessaires au travail. Les yeux, le corps et l’esprit sont fatigués. Mais paradoxalement, le rêve les tient bien éveillés. En tout cas, je crois qu’il est important de toujours garder en tête l’idée de Napoléon Hill qui disait que « chaque difficulté porte en elle le germe d’un avantage équivalent ou supérieur ».

Samedi dernier, nous étions le 26 septembre 2015. C’est ce soir là que ça s’est passé. Après une après-midi de tournage dans les bois, nous nous sommes retrouvés pour fêter les anniversaires d’Alex et Ilona. Nés à l’aube de l’automne, ces deux là ont atterri sur Terre avec quelques années de différence mais dotés du même regard pétillant. Ils ont commencé à vivre alors que les premières feuilles mortes tombaient au sol. L’histoire aurait pu continuer calmement, mais c’était sans compter sur une bonne fée qui passait par là et qui versa une double dose de talent dans chaque biberon. Ajouter du travail à ça et voilà où nous en sommes !

A un moment dans la soirée, je ne me souviens plus de l’heure qu’il était, Alex m’a demandé si je voulais regarder des extraits du film. D’un air détaché et en me resservant un verre, j’ai répondu que je n’étais pas tellement intéressée et que je préférais rester grignoter des cookies… Haha. Bien sûr que oui je voulais voir ! Quelle question. Mais j’ai quand même emmené un cookie avec moi, pour la route.

Et c’était là. Je me suis confortablement assise et j’ai laissé les images défiler devant mes yeux. Alors oui, la plupart du temps c’était de l’image brute et le son n’était pas au top. Mais j’ai eu l’incroyable et terrible sensation de revivre un mois entier en quelques secondes. J’ai souris parfois, en voyant certains passages qui me rappelaient de bons moments et j’ai ris aussi, en découvrant des scènes auxquelles je n’avais pas assisté. D’autres fois, j’étais comme envoûtée par le défilement des images : le jour, la nuit, le rire, les larmes. Viviana, Yvon, Ilona et Philippe… ils sont beaux. J’ai hâte que vous puissiez les voir comme je les vois.

Ce vendredi 2 octobre, c’est une belle semaine qui s’achève. Sans discontinuer, le soleil nous a accompagné pour nous murmurer que l’automne sera doux. Avec ce long-métrage, c’est aussi ce que font les Loups Blancs ; sans jamais s’arrêter, ils créent et projettent avec nous, ici-même. Ils nous accompagnent et nous montrent du doigt un avenir cinématographique tourangeau rayonnant. « Près de moi », c’est l’opportunité de s’épanouir aujourd’hui, tout en valorisant cette région dans laquelle on se sent si bien. Mais l’histoire qui se joue maintenant sera aussi l’occasion de valoriser, demain, les jeunes comme eux en quête d’aventure. Armés de leurs idées, de leurs valeurs et de leurs envies, les Loups Blancs ouvrent un chemin dont nous ne sommes pas prêts de voir la fin.

Le journal d’Anaïs Andos

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