Episode 24 – Près de moi, près de nous.

La soirée contributeurs – Près de Moi – le film, c’était vendredi 19 février au Château du Plessis à La Riche.

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Il y a presque un an, j’ai rencontré pour la première fois les Loups Blancs. Alors vendredi soir, lorsque nous nous sommes tous retrouvés au Plessis pour la soirée des contributeurs, je me suis aperçue à quel point le temps avait fait son oeuvre. J’ai compris qu’une fois de plus, de sa manière la plus douce et naturelle, il avait réussi cette magie qui consiste à lier les cœurs ensemble. Sinon, comment expliquer ces battements incontrôlables dans nos poitrines, ces larmes et ces sourires si sincères ? Il a fallu plusieurs mois pour penser et créer l’aventure, mais une soirée a suffit à me rappeler à quel point elle était forte. Combien elle était plus grande que nous.

Avant, Près de moi, c’était simplement une idée dans un esprit, un rêve qui ne demandait qu’à pousser la porte de la réalité. Puis il y a quelques mois, il était devenu comme un oiseau qu’on aurait retenu trop longtemps en cage. Alors il a pris son envol et aujourd’hui, même si ses pattes sont encore un peu engourdies, il ne lui reste qu’à voler tout droit, jusqu’au bout du bout de l’horizon.

Cette soirée avec les contributeurs était vraiment forte, belle et intense. Tout d’abord parce que c’est grâce à eux que tout a pu avoir lieu ; le don généreux de chacun sur la plateforme de financement participatif a permis l’accomplissement de ce long-métrage par une petite équipe passionnée et passionnante. Rencontrer pour de vrai toutes ces personnes était une très belle et paradoxale sensation ; c’est comme voir pour la première fois un ami de longue date, quelqu’un qui n’a jamais cessé d’être là. Ils sont arrivés les uns après les autres par la petite porte du château et ont salué l’équipe qui s’affairait encore à ce que tout soit parfait. Et ça allait l’être. Puis, nous nous sommes dirigés dans la pièce d’à côté. Avant de s’asseoir pour écouter le discours d’Alex, nous passions devant une très belle série de photographies du tournage, puis devant une petite exposition des costumes et accessoires du film. Tout était là : la robe d’Anna, le gilet d’Alise, le télescope… : tous ces objets qui font désormais partie d’une histoire que vous découvrirez bientôt.

Après le discours d’Alex, nous avons vu quelques minutes du making-of de Léa, puis du film. C’était formidable de découvrir ces images, mais aussi trop court bien sûr… 5 minutes de plus et je ne donnais pas cher du mouchoir qui traînait dans ma poche. Mais, avant tout ça, il y a eu Alex. Son beau discours, il l’avait soigneusement préparé, il n’avait plus qu’à le lire devant nous. Ce qui n’était pas prévu par contre, ou du moins pas autant, c’est la grande émotion qui s’était doucement glissée entre chaque ligne. En l’écoutant et en le voyant, je me suis rendue compte à quel point les Loups avaient grandi depuis notre première rencontre. J’ai vu à quel point une passion peut prendre possession d’une vie, et à quel point cette passion-là avait changé les choses. Au son de sa voix, j’ai compris que le bonheur et la douleur n’étaient pas deux entités que l’on peut très nettement diviser. J’ai aussi compris que la naïveté pouvait s’estomper à force d’être frottée à la vie, mais que jamais on ne pourrait entamer l’amour et la foi enfermés dans ce cœur-là. L’existence de ce long-métrage est maintenant comme un tatouage, gravé pour toujours sur cette route qu’ils ont choisi d’embrasser. Et un tatouage c’est beau, mais ça peut aussi faire mal. Comme la vie.

Je ne me rappelle que vaguement du moment que nous avons passé sur scène après qu’Alex nous ait demandé de le rejoindre. Je me souviens que chaque personne a dit un petit mot, bref mais sincère et qu’à ce moment précis, toute la petite équipe était plongée dans la lumière. Quant à moi, j’apercevais quelques visages familiers dans la salle, qui me rappelaient que je n’étais pas en train de rêver. Puis, nous avons quitté la scène et retrouvé tout le monde dans la pièce d’à côté pour discuter jusque tard dans la soirée.

Ah, ce que ça faisait du bien d’être là, avec eux. Depuis le premier jour, je me sens privilégiée et chanceuse d’appartenir à cette aventure. Mais c’est depuis ce fameux vendredi soir que j’ai vraiment pris conscience de la douce sensation d’avoir rencontré une deuxième famille. Maintenant, c’est comme un tatouage invisible pour moi aussi. J’aimerais me souvenir toujours de cette soirée, j’aimerais ne jamais oublier cette enivrante sensation qui fait prendre conscience de la vie : ensemble, nous avons créé quelque chose.

Et, bien sûr, une très grande pensée pour Ilona Bachelier et Pauline Pécheux qui n’ont malheureusement pas pu être présentes au moment de la photo.

Le journal d’Anaïs Andos

Merci à Maryse David-Tvrdy pour la photo.

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