Près de Moi – Episode 25

Episode 25 – Le bruit des images

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Il y a plusieurs mois, l’équipe très élargie des Films du Loup Blanc était réunie au Plessis pour la soirée contributeurs. Depuis, les jours sont passés, la pluie a coulé et les épisodes se sont raréfiés. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’aventure Près de Moi est loin de s’être arrêtée, très loin même ! Il faut bien se dire que ce n’est pas parce que quelque chose ne se voit pas qu’il n’existe pas. Surtout au cinéma et surtout pendant la phase de post-production. Alors voilà, pour vous montrer que l’aventure se poursuit et qu’absolument personne ne vous oublie, j’ai profité d’un rayon de soleil pour papoter avec Alex.

C’était un jour pluisoleillé comme il s’en fait si souvent ces derniers temps. J’étais confortablement assise et nous étions accompagnés d’un soleil qui jouait à cache-cache avec les nuages. C’est dans cette atmosphère que j’ai écouté Alex me raconter les événements de ces dernières semaines…

Alors je ne sais pas vous, mais lui, son film, il y pense tous les jours ! La post-production n’est pas une phase de tournage de pouces, oh non. Si vous ne me croyez pas, vous pouvez demander à Nicolas Miljeu, directeur de la post-production sonore. C’est une période de travail acharné, toute aussi intéressante et difficile que celle du tournage bien que très différente. Si pour certains d’entre nous, l’aventure du long-métrage s’est arrêtée à l’automne avec la fin du tournage, pour d’autres elle se poursuit de plus belle et atteint même son climax en ce moment. C’est le cas pour Nicolas, mais aussi pour le compositeur Sébastien Renault qui s’appuie sur les images pour créer des ambiances  sonores qui feront bientôt hérisser les petits poils sur nos bras.

Nicolas réalise, lui, tout le sound-design, c’est à dire qu’il rajoute des bruits aux images : le vent, des petits oiseaux qui gazouillent, un parquet qui grince, etc. Il s’occupe aussi du mixage et nettoie tous les sons déplaisants dus, par exemple, au frottement des micros-cravates. Et qui s’occupe du doublage ? Oui, bravo, c’est Nico ! Viviana, Yvon et Ilona y sont déjà passés ; la prochaine fois, c’est au tour de Philippe. Je sens que vous allez me demander le pourquoi du comment du doublage. Non ? Bon. Bah je vous le dis quand même. On ne fait pas du doublage parce que le son des micros n’est pas bon (DPA Microphones c’est super, ndlr), mais tout simplement parce que certaines scènes avaient été prises sans son. Carrément. Alors le doublage permet de replonger un instant dans l’émotion avec les comédiens. Ce sont de beaux moments très constructifs et qui, en plus, permettent de se revoir !

L’autre moment important de ces derniers mois, c’était bien sûr le Festival de Cannes. Adèle n’ayant malheureusement pas pu se rendre disponible, Alex s’est frotté seul à l’exercice de rencontre des distributeurs et diffuseurs. C’était donc parfois difficile de passer du statut de réalisateur à celui de producteur, et de conserver la limite nécessaire entre les deux. Le film n’étant pas encore complètement terminé (si vous avez bien suivi nous en sommes à l’étape de la post-production sonore), Alex leur a seulement présenté un extrait, celui que nous avions vu ensemble le 19 février dernier. L’objectif de toute cette manœuvre était de faire des rencontres et dire que l’on existe : « Coucou, on est Les Films du Loup Blanc et on a réalisé un long-métrage en Touraine avec ces moyens là. » C’est maintenant chose faite et on attend la suite avec impatience !

La prochaine étape se déroulera le dimanche 26 juin, on l’appelle « la séance témoin ». Il s’agit en fait d’une projection du film à des personnes choisies selon certains critères comme leur âge (entre 14 et 74 ans), leurs goûts cinématographiques (aime les films d’art et d’essai, mais déteste les blockbusters, et inversement), etc. Ah oui, et autre critère fondamental : ne pas être impliqué dans l’aventure du long-métrage. Il est important d’être extérieur à l’équipe et de ne pas l’avoir suivie ces derniers mois afin d’avoir un retour le plus impartial possible. Le but est de recueillir leurs impressions à la sortie de la salle puisqu’à partir de ces retours, il sera possible d’apporter quelques modifications pour une huitième version de montage, si l’équipe partage les avis exprimés par ce public. Alors ne vous inquiétez pas, chers amis contributeurs qui lisez ceci, vous l’aurez votre séance à vous ! Le but de celle-ci est justement que vous soyez les premiers à voir le film vraiment ter-mi-né.

Pour résumer, ce moment sera pour l’équipe et pour le film une véritable confrontation avec le monde extérieur. Il sera son tout premier public ! Je vous laisse donc imaginer tranquillement la quantité  considérable de stress produite à cette occasion… Et je vous dis à très vite car, promis, les Films du Loup Blanc n’ont pas encore fini de vous surprendre !

Le journal d’Anaïs Andos

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